Tout est permis
Article sur le film L'échelle de Jacob.

Ne comptez pas sur moi pour dévoiler le moindre détail sur ce film, si ce n'est que Tim Robbins y est tout simplement géant.
Je dirais même : Courez le louer et le regarder AVANT de lire cet article !

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L'échelle de Jacob repose sur une idée géniale. En cela c'est peut-être le précurseur d'une nouvelle vague de films, dans lesquels… on ne raconte pas tout à fait la réalité au spectateur. On est dans le fantasme, le rêve, le délire et la mauvaise foi sartrienne… Je rapproche ainsi ce film des excellents Usual Suspects, Fight Club, Ouvre les yeux (et son remake américain qui n'y apporte rien Vanilla Sky), Sixième sens, Mulholland Drive (qui quelquepart surpasse tous les autres, parcequ'il ne donne pas explicitement le fin mot de l'histoire…) et … la trilogie Matrix (remarquons aussi que dans beaucoup de films on trouve un passage dans ce genre, généralement une scène de rêve : je vais juste citer la fin de Brazil et une bonne partie du dernier Brian de Palma, Femme fatale. Mais ils ne reposent pas complément sur cette idée).

Tout au long de ces films, l'ambiance est étrange, on est perturbé par des détails irrationnels, voire incohérents; en fait, et c'est complétement génial, tout est permis. En particulier la paranoïa, et toutes les phobies de l'humain, peuvent devenir réalité. Par construction ce sont des films à voir plusieurs fois pour en saisir toute la subtilité. Et généralement la fin est une révélation qui nous fait crier "ah mais oui bien sûr !!!" et on est content car tout s'explique enfin. Jouissif !

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